RecrutementSolutions

HelloWork acquiert Seekube pour se positionner sur le marché des forums de recrutement virtuels

HelloWork étoffe ses activités avec le rachat de la startup Seekube, spécialisée dans les forums virtuels de recrutement. Via cette acquisition, le groupe ajoute une offre événementielle digitale à son offre de plateforme.

«Seekube est particulièrement complémentaire des services que proposent déjà HelloWork. Aujourd’hui, nous sommes éditeur- que ce soit pour des entreprises, des centres de formation, des collectivités – de plateformes qui sont accessibles 24H/24, tous les jours de l’année, pour quiconque cherche un emploi ou une formation», explique Jérôme Armbruster, président d’Hellowork.

«Ce que propose Seekube est de pouvoir faire des événements digitaux. Et donc d’être disponible sur un temps très précis, qui va être un moment clé pour les recruteurs comme pour les candidats afin de générer un nombre de mises en relation fortes dans un temps court. Cela peut être un moment clé comme la fin de ses études lorsque le candidat recherche son premier emploi ou encore un forum avec une thématique précise. Ce type d’événements étaient un besoin fort de nos clients et auquel on ne pouvait pas encore répondre».

Retrouvez l’ensemble de l’interview avec Jérôme Armbruster et David Beaurepaire, respectivement président et directeur délégué d’HelloWork, et Paul Cassarino, fondateur et CEO de Seekube

Listen to “HelloWork se lance dans le marché des forums de recrutement virtuels” on Spreaker.

2,5 millions d’euros de chiffre d’affaires pour Seekube en 2020

Le montant de la transaction n’a pas été révélé. En 2020, Seekube qui a été créé en 2011 et a lancé ses services en 2014, a réalisé plus de 75% de croissance pour atteindre 2,5 millions d’euros de chiffre d’affaires. Avec les restrictions sanitaires, tous les forums de recrutement se sont déportés en ligne, une situation qui a profité à la startup.

«Cela fait 5-6 ans que nous digitalisons tous les événements de recrutement de nos partenaires écoles, universités, entreprises, et clairement 2020 a vu une accélération des usages de nos différentes parties prenantes», développe Paul Cassarino, fondateur et CEO de Seekube. «Nous sommes passés de l’année 2019 où nous avions organisé une grosse centaine d’événements à 2020 où nous en avons réalisé plus de 300. Pour 2021, nous sommes déjà sur des estimations qui tournent autour de 450-500 événements sur l’année».

Un nouvel usage dont HelloWork est persuadé qu’il s’ancrera dans le temps. «Nous avons toujours eu la conviction que le digital allait continuer à se développer à tous les niveaux, dans la vie de tous les jours, et donc dans l’emploi et la formation. Cette année n’a été qu’un accélérateur par rapport aux autres années où la partie digitale se développait. Et nous sommes convaincus que demain, elle va continuer à se développer, même si ce sera probablement d’une manière un peu hybride avec un mix de certains forums qui se dérouleront en physique et digital», développe Jérôme Armbruster.

Ente 20% et 30% de croissance prévue

Côté entreprises clientes, Seekube cite notamment des sociétés comme Unilever, Hermès ou encore Ubisoft. En ce qui concerne les écoles et universités, la startup mentionne Sciences Po, Skema, Audencia ou encore l’Université Paris Dauphine.

En 2020, sur l’ensemble de ses événements, environ 200 forums virtuels ont été organisés pour des universités ou écoles, 50 pour des entreprises ou des acteurs de l’emploi à l’instar d’Opco Atlas ou Business France et 20 sur des thématiques spécifiques (femmes ingénieurs, alternance…).

Au sein d’HelloWork, la startup pourra profiter de nouvelles synergies et de l’accès à d’autres clients. Il est prévu que l’équipe dirigeante composée du fondateur Paul Cassarino et de Nicolas Trimoulet, Laetitia Fall ainsi que Julien Reynaud reste à la direction.

Une dizaine de recrutements ont également déjà été lancés pour soutenir le développement de la startup. Au sein de ce nouvel ensemble, quelle courbe de croissance prévoit-elle pour l’avenir? « Nous sommes sur des courbes de croissance comprises entre 20% et 30% de manière assez sereine. Même si c’est possible que ce soit  plus, ou moins, nous sommes quand même dans une période où il y a de l’incertitude », explique Paul Cassarino. Pour se démarquer de la concurrence, parfois généraliste, Seekube mise notamment sur son ultra spécialisation sur la thématique du recrutement.

Innocentia Agbe

Journaliste @LeJournaldes RH et @FrenchWeb.fr Merci d'adresser vos communiqués de presse et informations à redaction@lejournaldesrh.fr

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Share This