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Comment OUI.sncf a repensé son expérience candidat en trois ans

Il y a un peu plus de trois ans, OUI.sncf a fait appel à l’entreprise Yaggo pour répondre à ses problématiques en matière d’expérience candidat. «La genèse est venue d’un constat concernant les candidatures spontanées qui sont souvent mal exploitées par les entreprises alors que c’est un réel vivier. L’idée était de se poser les bonnes questions pour pouvoir capitaliser dessus. Nous voulions pouvoir exploiter ces candidatures qui nous échappent parce qu’elles ne répondent pas à une annonce», explique Arnaud Schoumacher, responsable recrutement chez eVoyageurs SNCF (filiale de SNCF Voyageurs qui regroupe ses marques digitales clients: OUI.sncf, l’Assistant SNCF et Rail Europe). L’entreprise reçoit entre 25 000 et 30 000 CV par an dont plusieurs milliers de candidatures spontanées.

Les deux partenaires ont ensuite tiré le fil pour améliorer plus généralement l’expérience candidat proposée par OUI.sncf. En plus de créer un vivier pour exploiter les candidatures spontanées, l’enjeu était aussi d’apporter un niveau d’expérience satisfaisant aux candidats non retenus. Un service qu’a pris en charge Yaggo, qui est spécialisé dans la fidélisation des candidats. Comment?

Comment trouver son « ton » en tant qu’entreprise pour répondre aux candidats? Quels conseils pour ceux qui veulent revoir leur expérience candidat? Retrouvez l’interview complète d’Arnaud Schoumacher, responsable recrutement chez eVoyageurs SNCF, et Matthieu Penet, co-fondateur de Yaggo

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« Les équipes de recrutement sont assis sur un tas d’or monumental»

L’idée était que OUI.sncf ait le même niveau d’exigence pour son service recrutement que pour son service client. Pour cela, Yaggo s’est directement connecté à l’outil de recrutement de OUI.sncf. La solution est compatible avec la plupart des ATS du marché, explique Matthieu Penet, le co-fondateur. Toutes les candidatures rejetées sont envoyées vers la startup. Ses équipes s’occupent ensuite de répondre. Une partie de la réponse est automatisée et l’autre personnalisée, par exemple avec des conseils sur le CV. Au passage, l’entreprise construit également un vivier de candidats qui pourraient être pertinents pour de futurs recrutements.

Une pratique qui permet normalement à l’entreprise concernée de réaliser des économies sur la partie sourcing de candidats.«Comme le recruteur fait de la revalorisation d’anciens profils pour les remettre en face de ses nouvelles offres d’emploi, cela lui permet de gagner énormément d’argent sur ses budgets d’acquisition de candidats. Cela représente 20% d’économie. On dit souvent que les équipes de recrutement sont assis sur un tas d’or monumental: il s’agit de leur propre CVthèque. C’est tout l’historique des candidats qui ont postulé chez eux», développe Matthieu Penet.

Une newsletter pour garder le lien avec les candidats

Cette organisation permet d’un côté d’optimiser les chances que les candidats non retenus repartent avec une bonne image de l’entreprise tout en ayant la possibilité de rester connecté à la marque s’ils le souhaitent, et de l’autre aux équipes RH de OUI.sncf de pouvoir mieux se concentrer sur les recrutements en cours.

«D’un point de vue très opérationnel, cela apporte au recruteur plus de temps à passer avec les candidats qui sont dans un process de recrutement. C’est un gain de temps aussi parce que nous faisons beaucoup moins de web tracking», explique Arnaud Schoumacher.

Mais comment les candidats restent-ils connectés à la marque? «Nous avons un vivier de candidats animés par Yaggo qui nous suivent réellement. Aujourd’hui avec les législations comme la Cnil ou le RGPD [Règlement général sur la protection des données, Ndlr], un candidat ne peut rester dans nos outils que deux ans. Mais grâce à Yaggo, il peut être inscrit à une newsletter qui continue de l’informer sur notre actualité, nos offres d’emploi et de potentiellement postuler trois ans après. Donc un candidat qui a disparu de nos outils peut revenir naturellement vers nous parce qu’il a trouvé une offre intéressante et qu’entre temps il est monté en compétences».

Innocentia Agbe

Journaliste @LeJournaldes RH et @FrenchWeb.fr Merci d'adresser vos communiqués de presse et informations à redaction@lejournaldesrh.fr

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