Etudes

Une Génération Y qui rêve d’entreprenariat

Alors que le thème de l’emploi des jeunes est au cœur de l’actualité, KPMG a réalisé l’« Observatoire sur la Génération Y face à l’entreprise » avec OpinionWay afin d’analyser la relation des jeunes de moins de 30 ans et leur regard sur le marché de l’emploi.

Une génération pleine d‘inquiétudes car impactée de plein fouet par la crise, mais « qui ne baisse pas les bras »

La Génération Y des moins de 30 ans ne sort pas indemne de la crise et a du mal à en voir la fin. En effet, plus des 2/3 des jeunes sont pessimistes vis-à-vis de la sortie de crise – n’envisageant pas d’embellie économique à court terme.

53% déclarent ressentir « personnellement » les effets de cette crise économique, 57% parmi les actifs dans les grandes entreprises. 46% des étudiants ont du mal à trouver un emploi ou stage, dès lors, la plupart sont amenés à faire des compromis dans leurs recherches professionnelles, comme l’élargissement à d’autres secteurs d’activité (31%) ou la baisse de leurs prétentions salariales (28%). Les jeunes actifs quant à eux ont dû, pour près de la moitié d’entre eux, se résoudre à voir stagner leurs revenus (45%), fait auquel s’ajoute, pour 25% d’entre eux, une augmentation de leur charge de travail.

Cependant, les jeunes restent confiants dans leur avenir professionnel : près de 3 jeunes sur 4 restent optimistes sur leur future carrière. Les étudiants restent convaincus qu’ils arriveront au final à trouver un emploi (78%), mais ils ne se font pas d’illusions sur le niveau ou l’évolution des rémunérations : seul 1 étudiant sur 2 pense trouver un emploi « bien rémunéré ».

Une génération tiraillée entre rêve d’entreprenariat et trajectoire toute tracée

Les rêves de cette génération sont marqués par l’entreprenariat mais toujours talonnés par un impérieux besoin de sécurité.

En effet, les jeunes sont particulièrement attirés par la création d’entreprise : près de 50% des actifs comme des étudiants préféreraient en priorité être chefs d’entreprise. Un statut, qui, par ailleurs, dispose d’une excellente image (85%). Paradoxalement si ce désir d’autonomie est fort chez cette population, on observe également un attrait toujours fort pour les entreprises publiques et les grands groupes (placés en second choix avec respectivement 32% et 31% de leurs préférences pour y travailler). La sécurité de carrière que ces derniers peuvent offrir venant contrebalancer une image relativement mauvaise (seul un peu plus d’1 jeune sur 2 en a une bonne image). La mauvaise ambiance/ le stress du personnel (67%) et les licenciements (50%) sont les critères qui contribuent le plus à leur donner une mauvaise image des grands groupes.
Les PME et TPE attirent un peu moins même s’ils jouissent d’une très bonne image. Les jeunes préfèrent donc toujours être anonymes dans un grand groupe que reconnus dans une PME.

Une  génération  ancrée  dans  une relation « donnant  –  donnant »  dont l’entreprise idéale serait un véritable partenaire

Une caractéristique forte de cette génération est l’attente d’éléments de confort et d’épanouissement personnel. Outre la rémunération (49%), les priorités professionnelles de cette génération portent sur des besoins prégnants comme l’intérêt du poste (37%), une bonne ambiance de travail (36%), un équilibre vie professionnelle / vie privée (30%) et la sécurité de l’emploi (26%).

Cette génération vit sa relation avec l’entreprise comme partenaire. En retour de son implication et de son travail, cette génération entend recevoir non seulement une rémunération équitable (37%), participation aux résultats (35%) mais également un concours à son épanouissement professionnel (via des formations (39%) ou de la mobilité interne (36%). En outre, ils estiment important qu’on les implique dans la vie de l’entreprise via la communication et en favorisant la transparence (33%).

Une génération peu attachée à leur employeur, qui reste mobile malgré la crise

Plus de la moitié des jeunes actifs interviewés expriment le désir de quitter leur entreprise si une opportunité se présente (56%) et 31% « dès que possible ». Les étudiants comme les actifs sont prêts à changer de région (77% et 53%), de secteur d’activité (57% et 60%), ou de culture (66% et 47% sont prêts à partir travailler à l’étranger). Ce sont les étudiants qui se montrent les moins frileux à partir à l’étranger, l’omniprésence des débats sur l’internationalisation aussi bien sur Internet qu’au cours de la scolarité et de leur cursus secondaire, les amène à se projeter plus aisément dans un autre pays.
Une génération Y qui a grandi dans la culture digitale et qui voit plutôt d’un bon œil l’impact des nouveaux outils de communication (Internet, Blackberry / Iphone…) sur l’équilibre de leur vie privée / vie professionnelle pour près de 60% d’entre eux.

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