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Comment BETC a instauré le flex office

Il y a deux ans, lors de son déménagement dans le bâtiment des Magasins généraux à Pantin, l’agence de publicité BETC a décidé d’instaurer le flex office dans ses nouveaux bureaux. Sophie De Gromard, directrice des ressources humaines, partage son retour d’expérience.

« Chez BETC, nous appelons cela le bureau libre. À l’époque où nous avons choisi de déménager, l’idée était de se regrouper. Nous avons trouvé ce site de Pantin qui est très grand, puisqu’il fait 20 000 mètres carrés. Et nous avons décidé de faire en sorte que ce ne soit pas juste un déménagement mais une opportunité de travailler autrement », explique Sophie De Gromard.

Des boîtes, des chenilles…

Après avoir effectué un benchmark des nouvelles méthodes de travail, l’entreprise a décidé de s’inspirer de l’Activity Based Working ou « l’espace de travail par activité ». Ainsi, chaque salarié peut choisir l’endroit où il travaille en fonction de ses besoins. «  Cela veut dire que l’entreprise doit mettre à disposition différentes typologies de lieux », développe Sophie De Gromard. Chez BETC, les collaborateurs qui ont besoin d’être concentrés peuvent par exemple travailler dans des « boîtes » , sinon il y a aussi les « chenilles » pour ceux qui souhaitent travailler seuls mais n’ont pas forcément besoin de silence.

Démarche test and learn

« Nous avons décidé dès le démarrage d’avoir une démarche test & learn », explique Sophie De Gromard. Ainsi, toutes les choses mises en place n’ont pas forcément fonctionné. « Initialement, un des grands projets était la sérendipité », déclare la DRH de BETC. L’idée était que les collaborateurs se croisent différemment, que des idées nouvelles naissent à partir de rencontres inhabituelles. « Nous nous sommes rendu compte au fur et à mesure du temps que si le bureau libre avait été globalement bien adopté, la nature humaine avait repris ses droits, et que finalement une forme de sédentarité s’est réinstallée au sein de BETC. Sans qu’il y aient de bureaux propriétaires, il y’a quand même des zones où les gens se retrouvent ».

L’entreprise a aussi réalisé qu’elle devait apporter encore plus d’attention à l’intégration des nouvelles recrues. Sous l’impulsion du bureau libre, les managers ont également dû faire évoluer leurs méthodes de management. À la question de savoir si certains profils ne sont pas perdus dans un tel système, notamment les générations plus anciennes, Sophie De Gromard explique qu’il ne s’agit pas d’une question d’âge mais de personnalité.

Retrouvez l’interview complète de Sophie De Gromard, directrice des ressources humaines de BETC :

Innocentia Agbe

Journaliste @LeJournaldes RH et @FrenchWeb.fr Merci d'adresser vos communiqués de presse et informations à redaction@lejournaldesrh.fr

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