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Rachel Delacour (Zendesk Explore): «Pour les start-up, les diplômes ne sont pas un élément déterminant pour embaucher»

Selon le Top 100 des entreprises qui recrutent dans le numérique réalisé début novembre par JournalDesRH, d’ici la fin du premier semestre 2017, les entreprises figurant dans le classement ont prévu de recruter plus de 7900 profils digitaux, parmi lesquels 78% sous la forme de CDI.

Mais un grand nombre d’entre elles rencontre des difficultés dans leurs processus de recrutement. Quels sont ces problèmes? Rachel Delacour, cofondatrice et general manager de Zendesk Explore a listé les difficultés rencontrées.

 

JournalDesRH: Les diplômes sont-ils moins important pour travailler dans une start-up?

Rachel Delacour, cofondatrice et general manager de Zendesk Explore: Dans les start-up la hiérarchie est remise à plat, les diplômes passent au second plan, les talents s’affirment et les plans de carrière ne sont plus qu’un lointain souvenir.

Nous prêtons une attention particulière à l’empreinte Web du candidat. Par exemple, dans le cadre d’un recrutement sur un poste au marketing/communication, nous étudions ce qu’il/elle a pu produire sur Internet (blog posts, réseaux sociaux…). Un manque d’identité Web peut être perçu comme une faiblesse. Il en va de même pour les profils d’ingénieurs, de développeurs qui ne sont, certes, pas diplômés d’une grande école, mais qui ont déjà réalisé des projets via GitHub ou autres outils avec une technologie particulière.

Quand bien même, les diplômes sont gages de bons candidats, il est vrai que dans l’univers des start-up, les recruteurs n’en font pas un élément déterminant et préfèrent utiliser comme levier de recrutement, les dernières réalisations du candidat.

Quels problèmes rencontrent les start-up pendant leur recrutement? 

Selon le Baromètre annuel de France Digitale / EY «la performance économique et sociale des start-up dans le numérique en France », 94% des start-up prévoient de recruter d’ici à la fin 2016 (dont 92% de CDI) et pourtant nous observons de réelles difficultés dans les processus de recrutement.

Nous rencontrons un nombre conséquent de problématiques au recrutement. les plus fréquentes selon moi étant:

  • Nous ne sommes pas des professionnels des ressources humaines et donc pas forcément bons dans ce rôle. Dans un premier temps, nous essayons de sélectionner les profils qui nous ressemblent, avec la même culture, mais aussi plus intelligents que nous.
  • C’est un travail de longue haleine, qui demande du temps et surtout des fonds souvent quasi inexistants en début d’aventure entrepreneuriale.
  • Il faut savoir déceler les personnes qui pourront s’adapter rapidement à la croissance rapide de l’entreprise (une équipe qui grandit, plus de process, etc.). Si nous faisons de mauvais choix de recrutement, nous ne pourrons pas faire évoluer les personnes qui nous font confiance comme nous le voudrions alors que dans une start-up ce qui est formidable, ce sont les opportunités d’évolutions de carrières rapides que nous offrons par rapport aux grands groupes.
  • L’évaluation de la période d’essai est également cruciale. Par manque de temps, les entrepreneurs négligent le processus d’évaluation bien établi de la pré-embauche jusqu’à la fin de la période d’essai. On ne peut pas être chanceux à tous les coups!

Tout ceci est très complexe à anticiper, particulièrement dans une start-up qui débute, où il n’y a pas modèle de processus de recrutement, ni de «carreer path» préétabli.

Quels sont les postes les plus recherchés actuellement par les start-up?

Les profils recherchés sont aussi variés que le nombre de postes à pourvoir: PR Managers, Digital Marketing Managers, Professeur de Yoga Corporate, Développeurs, Web Analyst, Commerciaux, Product Managers, etc. Ces offres sont proposées aux personnes à la recherche d’un emploi, aux curieux qui restent ouverts aux opportunités et aux étudiants à la recherche de stages / contrats en alternance, etc.

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