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Le numérique au service de la réduction des inégalités professionnelles hommes / femmes

Microsoft et Ipsos ont réalisé une étude sur l’apport du numérique dans la réduction des inégalités professionnelles hommes/femmes.

L’enquête, menée auprès de 500 femmes françaises actives ou en recherche d’emploi, a permis d’identifier quatre typologies de profils en fonction de leur catégorie socio-professionnelle, leur sentiment de disponibilité au travail et leur relation aux nouvelles technologies.

Le numérique au service de la réduction des inégalités professionnelles H/F

Majoritairement, les femmes perçoivent les bénéfices que le numérique et les nouvelles technologies peuvent leur apporter dans leur développement professionnel. Sur l’ensemble des femmes actives, toutes catégories confondues, elles sont ainsi 40 % à penser que les technologies numériques pourraient améliorer leur situation professionnelle si elles les utilisaient davantage. Cette proportion passe à 51 % chez les femmes de 25-34 ans.

Si les technologies apparaissent comme des accélérateurs de carrière permettant d’évoluer, de se remettre à niveau, de télé-travailler, voire de créer sa propre entreprise, elles sont également perçues comme un levier majeur pour changer de métier ou retrouver un emploi après une interruption d’activité.

– Ainsi 53 % des femmes en recherche d’emploi, désireuses de mieux profiter des nouvelles technologies, estiment que leur situation professionnelle pourrait s’améliorer grâce à elles. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elles sont qualifiées de « techno-demandeuses »par IPSOS.

– Les « techno-défavorisées », le plus souvent ouvrières, employées, résidant en milieu rural, de faible formation initiale, aspirent elles aussi à une vie professionnelle numérique puisqu’elles sont même 62 % à souhaiter pouvoir profiter des technologies numériques.

L’étude s’attarde également sur une autre facette clé de la vie professionnelle des femmes : leur sentiment de plus ou moins grande disponibilité au travail. Les femmes se sentent, aujourd’hui encore, moins disponibles dans le travail. Ce sentiment est étroitement corrélé au fait qu’elles demeurent très majoritairement (72 %) en charge de l’organisation et de la bonne marche de leur foyer. Si plus de 4 femmes actives sur 10 ressentent cette moindre disponibilité dans le travail, cette proportion augmente chez les mères d’un enfant de moins de 15 ans (56 %).

L’exemple des « femmes numériques », qui elles, tirent déjà les bénéfices des technologiespermet d’affiner l’analyse sur ce sentiment de disponibilité au travail et livre de nouvelles pistes de réflexion. Salariées ou à leur compte, elles ont bénéficié d’une formation aux nouvelles technologies et s’en servent au quotidien pour progresser professionnellement et réduire leur sentiment d’indisponibilité au travail. Pour les plus jeunes et les plus diplômées d’entre elles, d’ailleurs, cet effet de levier est un acquis. Les femmes qui se considèrent autant disponibles que les hommes l’attribuent d’autant plus à leur utilisation des technologies numériques qu’elles sont jeunes et bénéficient d’un niveau de formation élevée (Bac +3 et plus) : 51 % des moins de 35 ans et 64 % des Bac+3 et plus.

Nathalie Wright, chargée du programme Diversité chez Microsoft France commente : «Nous avons toujours eu la conviction que le numérique libérait les femmes, en permettant le travail de la maison, en horaire décalés, en rompant l’isolement, ou, plus prosaïquement, en permettant l’accès aux offres d’emplois. Cette étude corrobore nos intuitions et nous incite à l’action ».

Accès et formation demeurent problématiques

L’étude souligne également que les femmes émettent deux conditions pour pouvoir effectivement bénéficier des apports des technologies numériques : la formation d’une part, et l’accès aux technologies d’autre part.

– « Les femmes nous disent que la formation reste un besoin clé à satisfaire pour leur permettre de tirer pleinement parti des technologies numériques » souligne Nathalie Wright. 61 % des femmes qui pensent que leur situation professionnelle pourrait s’améliorer si elles utilisaient davantage les nouvelles technologies demandent à mieux savoir les utiliser. 60 % n’ont pas encore bénéficié d’une telle formation.

– La seconde condition est celle de l’accès. Disposer d’un ordinateur à soi et d’une connexion Internet reste un privilège de « cols blancs ». Les femmes en situation précaire, en CDD et en intérim, et toutes celles qui occupent des emplois hors d’un bureau, sont exclues de ce système. Ainsi seules 36 % des femmes en CDD ou en intérim, 20% des vendeuses et 26 % des ouvrières disposent d’une connexion Internet accessible pour leur travail.

Les femmes « techno-demandeuses » (femmes à la recherche d’un emploi, plus d’un tiers d’entre elles ont deux enfants ou plus) ressentent un besoin important de formation. Si 53 % d’entre elles pensent que leur situation professionnelle peut s’améliorer grâce aux technologies, 80 % des « techno demandeuses » expriment le besoin de savoir mieux les utiliser.

Les « techno-sceptiques », le plus souvent en CDD ou en intérim sont 9 % seulement à penser que le numérique peut les aider, mais 69 % d’entre elles n’ont pas accès aux outils numériques pour leur travail.

« La formation et l’accompagnement humain demeurent absolument clé pour que les femmes bénéficient à plein de l’effet de levier des technologies, et ne pas réserver cette révolution numérique à la tranche la plus favorisées d’entre elles. Cela nous conforte dans les actions que nous menons aux côtés de l’Agence Nationale des Solidarités Actives et l’association Forces Femmes » souligne Nathalie Wright.

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